Quelles sont les trois manières de pratiquer nos disciplines ésotériques (austérités) ?
Réponse du Maître Samaël Aun Weor :
« La connaissance sattvique (Jnana SATTVIC) est pratiquée conformément aux Commandements : en se concentrant sur le culte, uniquement pour le culte lui-même, par ceux qui ne désirent pas le résultat » (ce sont des personnes qui aiment le culte, qui l’adorent, mais qui ne recherchent pas de résultats égoïstes).
« Ô vous, les meilleurs des Bharatas ! La connaissance rayasique (Jnana RAYASIC), c’est-à-dire la connaissance passionnée, est pratiquée par la tentation et le désir des fruits, du mérite » (par ceux qui pratiquent les rites, mais avec un certain intérêt personnel, et non de manière désintéressée).
Quant à la connaissance tamasique (Jnana TAMASIC), « elle est pratiquée à l’encontre des Commandements : sans foi, sans mantras, sans distribution de nourriture aux pauvres et sans offrande aux prêtres.» Les rites tamasiques sont donc curieux : « Ils ne font pas d’offrandes aux prêtres, ils ne récitent pas les mantras sacrés, ils violent les commandements, ils n’ont pas la foi » (ce sont pratiquement des rites noirs, n’est-ce pas ?).
Samael Aun Weor.
Réponse du Magazine "La Sagesse de l'Être" :
Cette triple austérité sattvique doit être pratiquée avec foi par ceux qui ne recherchent pas le mérite, et là où ces trois austérités existent, car elles sont nécessaires si nous voulons cultiver une nature sattvique en nous.
« Le sacrifice, la charité et l’austérité ne doivent pas être négligés ; ils doivent être pratiqués. Car ces trois-là, lorsqu’ils sont pratiqués, purifient même les plus grandes âmes », nous dit la Bhagavad Gita. Sri Bhagavan a dit :
« Pureté, absence de peur, connaissance transcendantale, sacrifice, charité, maîtrise de soi, étude, simplicité, austérité, absence de colère, non-violence, vérité, renoncement, paix, non-inimitié, miséricorde, non-convoitise, constance, modestie, humilité, patience, force, propreté, vigueur, absence d'envie et espoir d'honneur – tels sont les signes divins avec lesquels certains naissent, ô Bharata. »
L'austérité rajasique : « Elle est éphémère, passagère, car elle est mue par la passion ; c'est ce que l'on pratique par ostentation, pour gagner respect, honneurs et vénération », afin que l'on dise : « Quelle personne pieuse, quelle magnificence ! »
Quant à l'austérité tamasique, il s'agit de celle pratiquée par ignorance, causant des souffrances physiques ou avec le désir de nuire à autrui.
Le Magazine La Sagesse de l'Être 108: "Les Trois Austérités."
