Quelle est la leçon à tirer du fait de brûler la figurine d'amate lors de l'invocation du Deva Camazotz ?
Réponse du Maître Samaël Aun Weor :
Ce rituel symbolise la mort des passions de la personnalité de l'initié, lors de son passage des ténèbres à la lumière. Durant les épreuves de l'orthodoxie auxquelles étaient soumis les candidats à l'initiation aux anciens mystères, leur âme animale était parfois représentée sous la forme d'une chauve-souris, car, à l'instar de cet animal, elle était aveugle et impuissante, privée de lumière spirituelle, du soleil.
Tels des vampires, les dépravés et les avares se jettent sur leurs proies pour dévorer la substance vitale qui les anime. Puis, errant paresseusement, ils retournent dans les cavernes obscures des sens, où ils se cachent de la lumière du jour, à l'image de tous ceux qui vivent dans l'ombre de l'ignorance, du désespoir et du mal.
Le monde de l'ignorance est gouverné par la peur, la haine, la cupidité et la luxure. Dans ses cavernes obscures errent des hommes et des femmes, mus uniquement par leurs passions. Ce n'est que lorsque l'homme prend conscience des vérités spirituelles de la vie qu'il échappe à cette caverne souterraine maudite, peuplée de chauves-souris, où Camazotz, dont la simple présence tue souvent, demeure tapi dans l'ombre, traquant ses victimes.
Samaël Aun Weor, livre: Les Mystères Mayas.
Réponse du Magazine "La Sagesse de l'Être" :
C'est la représentation vivante de la première épreuve que nous devons affronter dans la vie : nous confronter à nous-mêmes, découvrir et reconnaître nos erreurs. Rares sont ceux qui en sont capables ; cela exige le courage d'une guerrière jaguar ou d'un guerrier aigle. La grande majorité d'entre nous justifie ses défauts ou les élude, mais rares sont ceux qui résistent à l'assaut de Camazotz.
Si le candidat se retire, terrifié, en larmes et angoissé, une porte cachée s'ouvre dans la caverne et quelqu'un lui indique le chemin du non-initié. Il n'est pas préparé ; cela requiert la capacité de se voir tel qu'il est, et il ne l'a pas démontrée.
Mais s'il reste imperturbable, sans même craindre la mort, cela signifie qu'il est capable de voir ses propres défauts – non pas ceux des autres, comme c'est l'usage, mais les siens. De toute évidence, Maître Camazotz ne le touche même pas ; et alors, à la surprise du néophyte, une porte s'ouvre derrière le miroir d'obsidienne, celle qui mène au temple… Les initiés sortent pour l'accueillir, un de plus entrant sur le chemin. Une figurine du candidat, faite de papier amate, est tirée de l'ombre et brûlée en sa présence, symbolisant que nous devons brûler les scories de notre personnalité, nos vices et nos passions, pour marcher dans la lumière.
Le Magazine La Sagesse de l'Être 107: "Camazotz."
