Gnose - L'Institut Culturel Quetzalcoatl

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Dans les contes anciens, comment la conscience et l'ego étaient-ils symbolisés ?

Réponse du Maître Samaël Aun Weor :

« Voici l'Œil d'Horus scintillant – montre mystique – aussi lumineux que Ka – le Logos intime – qui apparaît à l'horizon intérieur. Ses mouvements sont empreints d'harmonie et, grâce à la méditation et avec l'aide du serpent sacré, il détruit le triple pouvoir de Seth (l'ego). Car il avait été décrété que Seth (l'ego) serait saisi et emmené dans les mondes intérieurs, et que les flammes dévorantes de l'Œil divin seraient dirigées contre lui. »

« Que cette flamme régénératrice – ma Mère Divine Kundalini – vienne, et puisse-je la vénérer. » (Elle a le pouvoir d'éliminer toutes ces entités perverses, ces personnalités criardes et querelleuses qui constituent l'ÉGO.)

« Que l'ordre divin règne autour de Râ – le Logoi intime. Ô Râ ! En vérité, l'Œil divin d'Horus vit, vit, dans le sanctuaire du grand temple. » « Son nom ésotérique est : AN-MA-AUT-F » (Livre des Morts).

Il est indéniable que les multiples entités obscures qui personnifient nos défauts psychologiques constituent l'ÉGO (SETH). La triple domination de SETH est claire, évidente et manifeste. Il est clair que les démons rouges – personnalités ou entités obscures – s'expriment à travers le corps désirant (Judas), le véhicule mental animal (Pilate) et la volonté bestiale (Caïphe).

Samaël Aun Weor. Mon retour au Tibet.

 

Réponse du Magazine "La Sagesse de l'Être" :

N'oublions pas le héros légendaire qui, animé d'une résolution inébranlable, se prépare à combattre les forces des ténèbres qui entourent et retiennent captive sa bien-aimée. Et nous y trouverons aussi un personnage qui inspire le héros, qui le soutient dans ses moments les plus difficiles, cette voix qui l'encourage à ne jamais abandonner. Il peut s'agir d'un être cher, d'un père, d'une mère, voire d'un personnage fantastique : un magicien, une fée, un animal mystique parlant, mais toujours dans ce rôle.

Le héros de ces histoires évolue. Il commence petit, sans défense et fragile, mais il puise en lui la force nécessaire, guidé par le maître, le magicien du château ou de la cour, son grand-père. Celui-ci représente sans doute la figure paternelle présente en secret, qui nous insuffle sans cesse le désir de transcender notre condition la plus élémentaire, la plus matérialiste. Il nous met à l'épreuve à chaque étape, mais nous montre le chemin de la connaissance de soi, nous incitant à explorer l'inconnu, à affronter ce qu'il y a de plus redoutable : les ténèbres qui nous habitent.

Alors, l'amour surgit comme une petite lumière fragile qui nous accompagne dans ce voyage, cette aventure. Cependant, l'obscurité avide de cet amour le piège, le vol et le sépare du prince, du guerrier, du chevalier qui entreprend son voyage à travers les jungles denses de l'esprit.

Alors surgissent le désespoir, la peur, les voix défaitistes en nous hurlant à pleins poumons : « Tu n'en es pas capable ! » « Tu ne peux y arriver car tu es petit et insignifiant ! » Et la princesse, la demoiselle en détresse, est enlevée et emprisonnée dans la tour noire, entourée de falaises terrifiantes, de forêts aux sous-bois acérés, gardée par des monstres, des sorcières maléfiques, de sombres enchantements, des armées sans fin, des légions de démons qui lui volent sa lumière, qui se nourrissent du désespoir du héros, de sa défaite, de son chagrin.

Le Magazine La Sagesse de l'Être 109: "L'Éveil de la Conscience dans les Légendes et les Mythes."